Agnès Varda – Y’a pas que la mer

Du 2 décembre 2011 au 22 avril 2012

Fondamentalement attachée à la ville de Sète, où elle a été réfugiée pendant la guerre avec sa mère et ses quatre frères et sœurs, Agnès Varda garde de ces années-là des souvenirs heureux de vacances et d’insouciance. Après avoir quitté Sète pour s’installer à Paris et y passer le baccalauréat, elle y revient fidèlement pendant 10 années, de juin à octobre, à l’occasion des vacances scolaires. Elle y rencontre alors des pêcheurs, des amis qui lui donnent l’idée de réaliser en 1954 son premier film La Pointe courte.

C’est donc très naturellement que plus de 50 ans plus tard elle a exposée au CRAC Languedoc Roussillon en 2009 et a répondu en cette fin 2011 à l’invitation du Musée Paul Valéry afin de présenter, du 2 décembre 2011 au 22 avril 2012, Y’a pas que la mer, une exposition qui dévoile une facette moins connue de l’univers de la cinéaste, photographe et plasticienne.

Si la mer (Les Veuves de Noirmoutier ou encore Les Plages d’Agnès) apparaît comme thème prépondérant dans le travail d’Agnès Varda, d’autres aspects, moins connus, comme celui de la terre, sont à cette occasion abordés. Majoritairement composée d’instal- lations, l’exposition s’emploie à mettre en évidence une préoccupation majeure : celle de la mise en relation et de la confrontation dans l’espace de l’image fixe et de l’image mobile. En témoignent notamment «les portraits à volets vidéo», installations créées pour cette exposition à Sète, comprenant une photographie centrale (image fixe) entourée de deux ou plusieurs vidéos qui lui font écho.

Sont également présentées des œuvres telles que Patatutopia, La Cheminée Patate (photographie dont le format du tirage est fonction du lieu) ou encore Le Tombeau de Zgougou, installation réalisée en hommage au chat de la famille Demy / Varda, et présentée de façon inédite à l’extérieur du musée dans une cabane élaborée pour l’occasion.

D’autres installations, telles qu’Ulysse ou encore La Terrasse du Corbusier donnent quant à elles à voir des photographies prises à un instant T autour desquelles viennent se gref- fer une fiction filmée, fantasmée par l’artiste. En effet, de même qu’Agnès Varda s’est souvenue 28 ans plus tard d’une photographie intitulée Ulysse réalisée en 1954 pour en faire un film en 1982, elle s’empare d’une photographie sur la terrasse de la Cité Radieuse du Corbusier prise en 1956, à l’occasion d’un reportage : intriguée par cette photographie et se deman- dant qui sont les personnes qui y figurent, elle imagine un scénario et réalise un film.

Des photographies / autoportraits sont également présentés parmi lesquelles figurent notamment un autoportrait morcellé à multiples facettes, auto-regard de l’artiste sur plu- sieurs petits miroirs. Une installation inédite composée de trois triptyques, appartenant à la série des Portraits à volets vidéo est également présentée dans les espaces du musée.

Cette exposition, fruit de la synthèse de la carrière d’Agnès Varda, réunit en son sein tant l’univers cinématographique que photographique de l’artiste.


Juan Gris - Rimes de la forme et de la couleur


Maisons à Beaulieu, 1918
 Huile sur toile90 x 64 cm
© Kröller-Müller Museum,Otterlo



Le Tambourinaire, 1926
Huile sur toile,100 x 81 cm
Collection particulière, Japon
Courtesy Galerie Tamenaga, Paris / Tokyo

Consacrée à l’oeuvre de Juan Gris,(1887-1927) cette exposition présentée du 24 juin au 31 octobre 2011 avait pour propos de mettre en évidence le rôle particulier, et singulier, qui a été celui de l’artiste dans l’esthétique cubiste qu’il a su renouveler en apportant à l’entreprise initiée par ses deux illustres prédécesseurs, Picasso et Braque, une dimension à la fois intellectuelle et constructive. Si Gris enrichit de sa propre personnalité l’expérience de la décomposition analytique du motif, il n’aurade cesse de chercher à atteindre une perfection de l’équilibre entre la référence au réel et une architecture de l’oeuvre ayant ses propres lois plastiques, son propre langage. La synthèse s’opère chez lui par un dépouillement de plus en plus marqué, par une respiration nouvelle de l’espace jusqu’alors souvent confiné chez les peintres cubistes, par un éclatement de la couleur tout à fait atypique dans l’esthétique cubiste, par une sensibilité personnelle qui le conduit à observer la vie intérieure de chacun de ses sujets.

Ainsi l’intellectualisation qui conduit sa démarche, et qui a parfois été qualifiée de « froideur », accorde-t-elle une large place à la sensualité plastique. « Ce côté sensible et sensuel qui,  je pense, doit exister toujours,  je ne lui trouve pas de place dans mes tableaux », écrivait-il en 1915 à Kahnweiler, témoignant alors d’une préoccupation qui était la sienne et qui le fit recourir à bien des reprises à une terminologie poétique lorsqu’il parlait de sa peinture.

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Valtat, indépendant et précurseur

Exposition présentée du 28 janvier au 15 mai 2011 au musée Paul Valéry et consacrée à l’oeuvre de Louis Valtat, (1869-1952) qui fut immédiatement repéré parmi les « fauves » par l’ensemble de la critique au Salon d’automne de 1905, l’exposition met en évidence le rôle qui a été celui de l’artiste, tout à la fois indépendant et pionnier du fauvisme depuis la fin du XIXe siècle.

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Dessins et aquarelles dans les collections du musée


H.Di Rosa, M.Vallès-Bled, F.Comheines
lors du vernissage

L'exposition "Dessins et aquarelles"  qui s'est tenue du 17 novembre 2010 au 9 janvier 2011était dédiée aux dessins et aquarelles présents dans les collections du musée Paul Valéry de Sète.

Le musée Paul Valéry conserve en effet un important fonds d’oeuvres sur papier réunissant plus de 1000 dessins et aquarelles, essentiellement des XIXe et XXe siècles.

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