Juan Gris - Rimes de la forme et de la couleur


Maisons à Beaulieu, 1918
 Huile sur toile90 x 64 cm
© Kröller-Müller Museum,Otterlo



Le Tambourinaire, 1926
Huile sur toile,100 x 81 cm
Collection particulière, Japon
Courtesy Galerie Tamenaga, Paris / Tokyo

Consacrée à l’oeuvre de Juan Gris,(1887-1927) cette exposition présentée du 24 juin au 31 octobre 2011 avait pour propos de mettre en évidence le rôle particulier, et singulier, qui a été celui de l’artiste dans l’esthétique cubiste qu’il a su renouveler en apportant à l’entreprise initiée par ses deux illustres prédécesseurs, Picasso et Braque, une dimension à la fois intellectuelle et constructive. Si Gris enrichit de sa propre personnalité l’expérience de la décomposition analytique du motif, il n’aurade cesse de chercher à atteindre une perfection de l’équilibre entre la référence au réel et une architecture de l’oeuvre ayant ses propres lois plastiques, son propre langage. La synthèse s’opère chez lui par un dépouillement de plus en plus marqué, par une respiration nouvelle de l’espace jusqu’alors souvent confiné chez les peintres cubistes, par un éclatement de la couleur tout à fait atypique dans l’esthétique cubiste, par une sensibilité personnelle qui le conduit à observer la vie intérieure de chacun de ses sujets.

Ainsi l’intellectualisation qui conduit sa démarche, et qui a parfois été qualifiée de « froideur », accorde-t-elle une large place à la sensualité plastique. « Ce côté sensible et sensuel qui,  je pense, doit exister toujours,  je ne lui trouve pas de place dans mes tableaux », écrivait-il en 1915 à Kahnweiler, témoignant alors d’une préoccupation qui était la sienne et qui le fit recourir à bien des reprises à une terminologie poétique lorsqu’il parlait de sa peinture.


Dans un de ses textes publié dans L’Esprit Nouveau en 1921, il précisait son désir« d’humaniser » la peinture et expliquait sa démarche en se référant à Cézanne : « Cézanne d’une bouteille fait un cylindre, moi (…) d’un cylindre je fais une bouteille, une certaine bouteille. Cézanne va vers l’architecture, moi, j’en pars. C’est pourquoi je compose avec des abstractions (couleurs) et j’arrange quand ces couleurs sont devenues des objets, par exemple, je compose avec un blanc et un noir et j’arrange quand ce blanc est devenu un papier et le noir une ombre ; je veux dire que j’arrange le blanc pour le faire devenir un papier et le noir pour le faire devenir une ombre. Cette peinture est à l’autre ce que la poésie est à la prose. »

L’exposition réunit des oeuvres de provenances internationales, qu’il s’agisse de collectionspubliques ou de collections particulières (Etats-Unis, Espagne, Suisse, Israël,Japon, France…).
Elle est accompagnée d’un catalogue rassemblant notamment des essais de plusieurs auteurs spécialistes du peintre et du cubisme (Ithzak Goldberg, Patrick-GillesPersin) ainsi que de Maïthé Vallès-Bled, directrice du musée Paul Valéry et commissairede l’exposition.

Propos

En réunissant plus d’une cinquantaine d’oeuvres, pour l’essentiel de collections publiques et privées de provenance internationale (Suisse, Espagne, Etats-Unis, Pays-Bas,Israël, France…), cette exposition propose une vue d’ensemble sur l’oeuvre de Juan Gris et s’emploie à mettre en évidence le rôle qui a été le sien dans l’évolution du cubisme. En insufflant une dimension à la fois intellectuelle, constructive et poétique, par l’élaboration d’un langage pictural personnel, Juan Gris joue un rôle décisif dans l’élaboration de la seconde phase du cubisme, dite synthétique.
Par une analyse précise de la période étudiée 1912-1927 et par l’établissement d’une chronologie serrée et commentée, l’exposition présente l’entreprise initiée par l’artiste.

L e  c u b i s m e
Mouvement complexe, le cubisme connaît depuis sa création un grand nombre d’évolutionset de représentants majeurs. Divisé en plusieurs phases, dont la première fut initiée par Picasso et Braque, le cubisme est dans ses débuts qualifié d’analytique avant de devenirpar la suite synthétique. Le cubisme analytique (1910-1912) a pour principe l’analyse de l’objet par la décomposition, traduite à travers une multiplicité de facettes relevant de divers angles de vue. Rompant avec la perspective traditionnelle, les artistes proposentune révolution tant sur le plan plastique que dans la manière d’appréhender le réel et les objets qui le composent. Ils redéfinissent ainsi l’espace pictural et les codes de représentation traditionnels jusque là admis. Les couleurs qu’ils emploient sont désormais réduitesà quelques tons sombres, tels que des camaïeux de gris et de bruns. Travaillant davantagesur les ombres que sur les contrastes (chromatiques), ils jouent sur l’impressionde volume rendue par la tridimensionnalité des objets aux facettes démultipliées, décomposées et opposées à la bi-dimensionnalité de la toile.

L e  c u b i s m e  d e  J u a n  G r i s

Bien qu’ayant pris part à l’expérience analytique, Juan Gris se démarque très vite de Braque et Picasso en offrant une dimension nouvelle et évolutive dans la manière d’appréhenderle réel. Doté d’un esprit scientifique (il a fait des études d’ingénieur) c’est notamment par les procédés du collage que dès 1912, il en vient à créer sa propre « syntaxeplastique », issue d’une méthode rigoureuse mais néanmoins empreinte de poésie. C’est cette nouvelle phase de recherche qui aboutira au cubisme dit synthétique (1912-1914). La technique du collage consiste, en effet, chez Juan Gris a investir la toile de papiers aux matières, couleurs et formes variées (dont certaines identifiables) de manière construiteet ordonnée, via un schéma graphique préalablement établi sur la toile. Ce n’est qu’ensuite,par le biais de la peinture et du dessin, qu’il opère une certaine unité. Trois étapes sont ainsi à prendre en compte : les papiers découpés comme éléments autonomes, leur aspect décoratif, coloré et la transformation établie par l’utilisation de la peinture et du dessin. Juan Gris ne se limite donc pas à intégrer des papiers (éléments du réel) de manière fortuite, mais bien selon une logique de pensée préétablie.
 

R i m e s  e t  c o u l e u r


Moulin à café et bouteille, 1917



Personnage assis, 1920


Le langage qu’il élabore, fruit de la synthèse entre la forme et la couleur, s’observe aussi à travers les tons vifs qu’il privilégie. Abandonnant les camaïeux de gris et de bruns, il emploie désormais des bleus, verts ou violets qui structurent les formes, participent à la composition, à l’architecture de l’oeuvre. Cette synthèse se traduit également dans le traitement de l’espace entre les objets, de plus en plus aéré. Sa démarche (inédite), marquée d’une certaine sensibilité, consiste aussi à observer et considérer l’essence même des objets et des figures. Là ou Braque et Picasso utilisent le réel comme point de départ, Juan Gris, lui, part de l’idée. Par l’élaboration de nouvelles lois plastiques d’une rare indépendance, le concept apparaît désormais au coeur de ses préoccupations. En témoignent les oeuvres produites entre 1916-1919, plus austères, qui évoluent vers un chromatisme sensiblement modéré. Elles mettentdavantage en exergue la construction architecturalede l’oeuvre qui obéit désormais à une logique mathématique et apparaît en totale adéquation avec son approche déductive de la réalité.
L’abstraction apparaît alors comme le point de départ de l’élaboration de ses compositions. Ce sont, en effet, les combinaisons entre les systèmes de lignes et les couleurs, à l’origine abstraites, qui donnent naissance aux figures (objets reconnaissables). Les systèmes mis au point prennent alors le pas sur le sujet lui-même. Un certain nombre de recherches préalables sont ainsi nécessaires à l’élaboration de ses compositions. C’est par le biais d’esquisses préparatoires qu’il construit petit à petit la structure et parvient à faire émerger les rythmes, harmonies et figures qui composent ses oeuvres.
Kahnweiler, marchand de Juan Gris définit cette période comprise entre les années 1916et 1919 comme « L’une des plus féconde et des plus belles », « l’époque la plus rigoureuse de sa vie ». En témoigne Maisons à Beaulieu, qu’il réalise en 1918, date à laquelle Juan Gris et sa compagne Josette quittent Paris, bombardé par les Allemands pour s’installer à Beaulieu en Touraine (ville natale de Josette) jusqu’à la fin de l’été.
Il y représente une maison fragmentée à l’architecture aplanie, sans profondeur, où seul l’emploi d’aplats colorés aux contrastes subtils (camaïeux de bleus et de gris) permet d’identifier les facettes démultipliées de la bâtisse. La décomposition architecturale n’a ici rien de fortuite, elle apparaît comme relevant de concepts établis par l’artiste. Gris évacue tout aspect tridimensionnel au profit de formes planes, et ramène tout aupremier plan, sans hiérarchisation.
Non seulement les couleurs structurent l’ensemble, participent à la compositionarchitecturale mais elles permettent également de rendre les formes identifiables. À traverscette oeuvre, Juan Gris se définit architecte de la couleur.


L a  n a t u r e  m o r t e
Extrait du texte, lesnatures mortes de JuanGris ou le « sublimedu singulier » (MauriceRaynal) d’Ithzak Goldberg.Catalogue de l’exposition


Le Livre, 1911


« Ce tableau, de petite taille, Le Livre, est l’un de premiers pas de Gris vers le Cubisme. Gris réintroduitle thème de la nature morte. Il fait appel à quatre objets aux volumes différents : cafetière, gargoulette, bol et livre. Traitées à l’aide de cernes épais et brisés,ces figures d’une géométrie irrégulière, comme déhanchées, reprennent la déformation cézanienne.Par la suite, à l’instar de Picasso et de Braque, Gris multiplie des angles de vue différents dans le mêmetableau et fragmente les objets. Cependant, à la différencede ses deux confrères, malgré le processusde la déconstruction, le peintre espagnol continue à afficher des détails qui permettent clairement de reconnaître leur référence.
Ce principe métonymique s’exprime de deux manières différentes. Tantôt, le même élément est décalé et répété, comme s’il glissait sur la surface de la toile créant, selon le mot d’André Lhote, une véritable fugue plastique qui nous introduit dans l’univers des correspondances (Nature morte avec une lampe à l’huile, 1912). Tantôt, l’objet désarticuléest traversé par des bandes verticales ou des rayons diagonaux, donnant lieu à une alternance entre des fragments peints avec précision et des zones abstraites (La Guitare,1913 ; Violon et encrier sur une table, 1913). D’une façon ou d’une autre, Gris joue sur la tension entre ces deux registres et pratique systématiquement le « tissage » qu’il décrit dans sa fameuse conférence à la Sorbonne en 1924 : « La peinture est pour moi un tissu homogène et continu dont les fils dans un sens seraient le côté représentatif ou esthétique, les fils le traversant pour former ce tissu seraient le côté technique, architectural ou abstrait ».(…)
« De fait, désarticulés, compartimentés, les objets chez Gris ne sont jamaiscassés ou brisés. Dessinés avec une extrême précision, ils ressemblent parfois à desépures. Les contours des fragments laissent le sentiment d’un découpage net, un travail méthodique d’ingénieur (la formation initiale de l’artiste) plutôt que d’un geste d’une brutalité spontanée. C’est l’assemblage de ces éléments hétérogènes, de ces « choses » disloquées avec des composants plastiques non mimétiques – aplats de couleurs et demotifs serrés dans une structure spatiale réduite à l’extrême –, qui accentue l’hybridation réalisée par l’artiste. »

L e s  f o r m e s  s e  r e p o n d e n t


Arlequin assis à la guitare, 1919


Afin de répondre à ses préoccupations plastiques, il élabore entre 1920 et 1925, le procédé des « rimesplastiques », qui, par le biais de ruses graphiques, renforce les ressemblances existant entre deux objets distincts ; une même forme peut ainsi révéler deux objets.
Cette approche qui souligne encore davantage la rigueur de construction à laquelle il ne cessera d’être attaché, révèle simultanément un univers poétique au sein duquel les formes s’entretiennent, se répondent, soulignent des ressemblances entre les objets sans jamais se répéter.
Les oeuvres des années vingt se distinguent aussi par leur aspect monumental et par le silence solennel qui en émane. Cet aspect monumentalne procède pas tant de la taille des oeuvres – parmi lesquelles on compte à cette période des toiles de grandes dimensions - que de l’impression générale qui saisit d’emblée. En témoigne par exemple la série des Arlequins dont les personnages aux corps lourds, pesants, paraissent emmurés dans leur silence. Désormais mis en relief par descernes noirs qui les tenaillent et leur insufflent une dimension sculpturale, ces corps prégnants, théâtralisés, revêtent un inquiétant sentiment de fatalité. En témoignent de la même manière les natures mortes aux formes amples et simplifiées, soulignées de cernes sombres ou clairs, qui questionnent diversement un même objet – un livre, un compotier, un bol, une guitare – dans une sorte de silence religieux.


Le Tambourinaire, 1926


Que ce soit dans les années dix ou dans les années vingt, le parcours de l’exposition s’attache à une mise en relation de cette déclinaison des formes, qu’il s’agisse des natures mortes, certes dominantes dans l’oeuvre de Gris, mais aussi des personnages, plus nombreux dans la deuxième période,ou des paysages, qu’il a plus rarement traités. Ainsi le propos se veut-il moins rétrospectif qu’attentif à une confrontation des différentes variationssur un même sujet, à la mise en évidence de ce que Gris nommait lui-même des « rimes » : métaphoresformelles, déclinaisons plastiques, qualifications multiples du sujet, significatives d’une démarche personnelle qu’Henry Kahnweiler avait immédiatement sut déceler.

Juan Gris – Biographie

2 3 m a r s 1887
Naissance de José Victoriano Carmelo Carlos Gonzalez-Perez (Juan Gris) à Madrid. Issu d’une famille nombreuse, il est le treizième enfant d’une fratrie de quatorze.

1902
Il entre à l’Ecole des Arts et Industries de Madrid.

1904 - 1905
Il quitte l’école pour étudier la peinture auprès du peintre académiqueJosé Maria Carbonero.

1906
Il prend le nom de Juan Gris, quitte l’Espagne pour la France, s’installe à Paris, devient illustrateur pour la revue L’Assiette au beurre grâce à son ami artiste Vasquez Dias. C’est également ce dernier qui l’introduit au Bateau-Lavoir où il fait notamment la connaissancede Picasso et d’Apollinaire.

1906 - 1909
Il collabore à différentes revues satiriques, telles que Le Cri de Paris, Le Charivari, Le Rire, ou encore Le Témoin.

1909
Naissance de son fils Georges, qu’il envoie à Madrid dans sa famille après s’être séparéde sa mère.

1912
Il adhère officiellement au mouvement cubiste. Au mois de mars, il participe au salon des Indépendants, en avril à l’exposition Cubistas à la galerie Dalmau à Barcelone, enmai à la galerie Der Strurm à Berlin, en septembre au Salon de « la Section d’Or », à lagalerie de la Boétie à Paris. Il signe cette année-là un contrat d’exclusivité avec le célèbre marchand Kahnweiler auquel il confie l’intégralité de sa production.

1913
Il commence à intégrer des « papiers collés » dans ses peintures. Au mois de mai, il participeà l’exposition organisée par la Société des Artistes tchèques d’Avant-Garde à Prague,en août à une exposition de la galerie Hanz Goltz de Munich et en octobre à une expositionde la Neue Galery de Berlin.

1914
Juan Gris rencontre Josette qui devient sa compagne. Au mois de mai, il commence une importante série de « papiers collés ». Gertrude Stein fait l’acquisition de trois de ses tableaux à la galerie Kahnweiler. Il quitte Paris et séjourne à Collioure avec Josette, il y rencontre Matisse et Marquet avec qui il se lie d’amitié. La guerre ayant éclaté, Kahnweiler, de nationalité allemande, quitte la France et cesse d’honorer son contrat. Confronté à des problèmes d’argent, il est aidé par Gertrude Stein, Matisse et Brenner. Juan Gris et sa compagne rentrent à Paris à la fin du mois d’octobre. Les biens de la galerie Kahnweiler ayant étant mis sous séquestre en tant que biens ennemis, Gris dénonce son contrat avec le marchand.

1915
Il illustre les Poèmes en Prose de Pierre Reverdy.

1916
En janvier, Léonce Rosenberg devient son marchand. En septembre, il séjourne avec sacompagne en Touraine, où il y réalise de nombreux paysages cubistes.

1917
Il signe avec Léonce Rosenberg un contrat d’exclusivité d’une durée de trois ans.

1918
Le couple repart pour Beaulieu en Touraine. Juan Gris achève sa première sculpture en plâtre peint, Arlequin. Il réalise la couverture et illustre les poèmes de Paul Dermée, Beautés de 1918, publiés en 1919.

1919
Au mois d’avril, Léonce Rosenberg organise dans sa galerie (galerie de l’Effort Moderne), une rétrospective qui présente cinquante oeuvres de Juan Gris, datées de 1916 - 1918. Gris illustre un nouveau recueil de Pierre Reverdy, La Guitare Endormie.

1920
En janvier, il expose au Salon de « La Section d’Or » à la galerie La Boétie à Paris. En février,il participe à l’exposition « Les Cubistes » organisée par Léonce Rosenberg à la galerieMoos à Genève. Kahnweiler rentre à Paris. Après avoir signé un nouveau contrat avec Rosenberg, Juan Gris se brouille avec son marchand et signe un nouveau contrat avec Kahnweiler. Au mois de mai est publié l’album Juan Gris qui réunit vingt planches, accompagnées du texte de Maurice Raynal. En septembre, il participe à l’Exposition Cubiste à la galerie Sélection de Bruxelles.

1921
De janvier à juillet, il travaille sur une série de « Fenêtres Ouvertes ». En février, MauriceRaynal lui consacre un article dans la revue l’Esprit Nouveau. Les 13 et 14 juin, l’Hôtel Drouot organise la première vente du stock sous séquestre de l’ancienne galerie Kahnweiler. Trois autres ventes se succéderont. Au total cinquante oeuvres sont mises en ventes dont Kahnweiler rachète une partie. En octobre, il participe à une exposition d’Avant-Garde à la galerie Dalmau à Barcelone.

1922
Il quitte son atelier du Bateau-Lavoir pour s’installer à Boulogne-sur-Seine. En décembre, Diaghilev lui commande le décor et les costumes du ballet Les Tentations de la Bergère.

1923
Au mois de mars, il expose à la galerie Simon à Paris. En juin, il réalise le décor d’une Fête Merveilleuse, à la Galerie des Glaces du Palais de Versailles, commandé par Diaghilev. Ce dernier lui commande également le décor de l’opéra La Colombe de Gounod et celui de L’Education Manquée de Chabrier. En octobre une importante exposition lui est consacrée à la galerie Flechtheim à Berlin, qui regroupe des oeuvres de 1920 - 1923.

1924
Le 15 mai, il donne à La Sorbonne une conférence intitulée Des Possibilités de la Peinture, devant le « Groupe d’Etudes Philosophiques et Scientifiques ».

19 2 5
Son texte, Chez les Cubistes, est publié dans le Bulletin de la Vie Artistique. En avril, la galerie d’Alfred Flechtheim de Düsseldorf lui consacre une exposition.

19 2 6
Sa santé se détériore sérieusement ; il est victime de nombreuses crises d’asthme. Son fils, Georges Gonzalez-Gris, installé à Madrid, le rejoint. Juan Gris succombe à la maladie et décède à Boulogne-sur-Seine.

____________________________________________

(*) source : Musée Paul Valéry de Sète / dossier de presse - Agence Caherine Dantan

Partager cet article