Notre univers est-il à l’intérieur d’une bulle ?

peinture de Michel Ballanger
(Membre de l'Ass.Sétoise Astronomie de Thau )
Plusieurs théories modernes de la physique fondamentale affirment que notre univers est contenu dans une bulle qui évolue à l’intérieur d’un « multivers » où se trouveraient d’autres bulles renfermant elles-mêmes d’autres univers. Chacun de ces univers auraient une nature et lois physiques qui lui seraient propres.
Tout récemment des chercheurs américains viennent de se lancer dans la recherche de preuves de collisions entre ces bulles ce qui évidemment constituerait un argument de poids pour valider cette théorie. Leurs travaux viennent d’être présentés dans deux revues savantes américaines (Physical Review Letters et Physical Review D ). Les cosmologues auteurs de ces articles sont issus de l’University College of London (UCL), de l’ Imperial College London et du Perimeter Institute for Theoretical Physics.
Ils recherchent dans le fond résiduel de radiations cosmiques de l’après Big Bang les cercles de micro-ondes qui auraient été générées par les collisions des univers bulles. Leur arsenal d’instruments et de modèles mathématiques doivent leur permettre de distinguer les cercles d’ondes qui ne proviendraient pas de simples artefacts ou des nombreuses interférences aléatoires qui compliquent l’analyse des radiations cosmiques.
Pour Hiranya Peiris, l’un des co-auteurs chercheur au départementde Physique et d’Astronomy d’UCL, il s’agit d’un « problème très complexe de calcul et d’analyse statistique pour déceler d’éventuelles traces de collision n’importe où dans le ciel » mais nécessaire pour exploiter correctement la masse de données disponible collectées par la sonde d'anisotropie de micro onde de Wilkinson (WMAP). En particulier les algotithmes développés doivent permettre de simuler l’état du ciel tel qu’il devrait être avec ou sans collision et la comparaison avec les données de la NASA validera ou non l’existence des éventuelles collisions entre les bulles d’univers. Les premiers résultats exploitants les sources de la NASA sont encore insuffisant pour conclure mais les cosmologues attendent beaucoup des nouvelles données fournies par le satellite Planck de l’agence spatiale européenne qui devraient permettre tester encore plus finement l’hypothèse du « multivers ».
sources:
Stephen M. Feeney, Matthew C. Johnson, Daniel J. Mortlock, Hiranya V. Peiris. First Observational Tests of Eternal Inflation: Analysis Methods and WMAP 7-Year Results. Physical Review D, 2011;
tephen M. Feeney, Matthew C. Johnson, Daniel J. Mortlock, Hiranya V. Peiris. First observational tests of eternal inflation. Physical Review Letters, 2011;
University College London. "Is our universe inside a bubble? First observational test of the 'multiverse'." ScienceDaily, 3 août 2011.
