Poussan : village de caractère
Photo Daniel NICOLAS
Village à l’histoire très ancienne, dont les traces d’occupation humaine remontent au néolithique, Poussan occupe la partie la plus maritime du Bassin de Montbazin et compte environ 5.000 habitants.
La moitié Ouest de ce territoire de 3000 hectares est représenté par les garrigues formant les montagnes de la Moure et la moitié Est par les plaines agricoles, dédiée principalement aux vignobles.
La richesse patrimoniale et architecturale de Poussan sont surtout marquées par son histoire seigneurial, qui compte les plus puissantes familles languedociennes telles que les Castres, les Montlaur, les célèbres Lévis de Mirepoix,de Ricard, de Crussol ou encore Barrière et Tournezy.
Tout comme Balaruc-le-vieux, Poussan a été construit en « circulade», c’est-à-dire une ville bâtie en cercle autour d'une église ou d'un château fort. Patrimoine architectural qui a donné naissance à « l’Association des villes circulaires » visant à conserver, à mettre en valeur et à promouvoir les villages médiévaux à plan circulaire du Languedoc.
Malgré des édifices malmenés par le temps, Poussan redécouvre aujourd’hui un passé prestigieux et riche en patrimoine. Avec ces chefs d'œuvre que sont les châteaux de Montlaur, de Malbois, de la Garenne et l'ancienne maison prieurale, ses remparts en appareil en bossage du xive siècle qui courent sur près de deux cents mètres et la beauté de son cadre naturel constitué par son écrin de garrigues, la commune de Poussan est sans conteste un des fleurons des villages situés sur le pourtour du bassin de Thau.
Photo Daniel NICOLAS
Foyer des campagne
Ancien chai viticole au centre du village, le Foyer des Campagnes, salle municipale polyvalente est un lieu populaire où le brassage des populations est une réalité depuis les années 70. Les poussannais continuent de s’y rencontrer régulièrement lors d’animations, repas, mariages, lotos. Depuis l’été 2004, magie de la métamorphose, il se propose aussi comme lieu dédié à l’art contemporain, ouvert à tous. Au fil des expositions orientées principalement sur la peinture contemporaine, parfois associée à la sculpture, le «Foyer» s’est imposé comme lieu majeur de culture en pays de Thau par la qualité de sa programmation de mai à septembre.
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Le cochon de Poussan
A Poussan, comme partout dans l’Hérault, la cavalcade met à l’honneur son animal totémique lors du carnaval de février. Dans une ambiance bon enfant mêlant les danses, les masques, les cris, les confettis, les bouteilles, les gâteaux, les chars fleuris, la pena, l’énorme cochon rose pâle de Poussan et ses 8 paires de jambes mène la danse.
Ces animaux de toile à la tête minuscule, portés par des hommes, sont présentés comme les garants de l’unité villageoise et comme les protecteurs de la communauté. On les trouve sur un territoire réduit qui va de Montpellier à Béziers. Leur légende se perd souvent au fin fond de l’histoire. Les plus anciens remonteraient à l’Antiquité. Pour d’autres, la légende remonterait au Moyen-Âge. Comme chacun le sait, les origines de Poussan remontent à l’époque gallo-romaine. Un dénommé Porcius a acquis sa terre à l’emplacement actuel de la ville et les villas (à l’origine, ce sont des fermes) ont peu à peu formé un village que l’on a appelé Porcius...
Quoi qu’il en soit, ces animaux feront leurs premières apparitions dans les archives locales à partir du XVIe siècle. On les retrouve de nos jours, venant animer par leur sorties les fêtes de nos villages.
Le branle de la chemise
Une tradition exclusivement Poussanaise qui se déroule le soir du Mardi gras; traditionnellement, un ancien du village prend la tête du défilé. Les danseurs, grimés avec du rouge et de la farine sur les joues, s’accrochent les uns aux autres et vont danser dans les ruelles en frappant aux portes pour annoncer leur passage. Ils entonnent à tue-tête le chant Brande de la Camisa, brande ternari de Carnaval, Branle de la chemise, branle ternaire de Carnaval :
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Diga-me Jacou, La portam antan |
Dis-moi Jacquot, On la porte ainsi |
Les interprétations concernant les origines du Branle de la chemise sont nombreuses : une autre légende veut que les Poussanais, lassés par les exigences de leurs seigneurs, se présentèrent un soir devant leurs châteaux, affublés d’une chemise de nuit, attestant ainsi qu’ils n’avaient plus rien.











